jeudi, juillet 27, 2006

Pour les sceptiques !

Alors pour ceux qui n'ont pas cru que j'étais "cursed" et bien je pense que ce message va vous convaincre. Dans mon dernier message je disais qu'un malheur n'arrivait jamais seul. Je pense que je n'aurais pas pu dire mieux !

Samedi matin je me réveille à 4h AM brûlante de fièvre, donc en tant que bonne secouriste, je tente de faire baisser la fièvre, ce que je réussi avec succès. Je dors jusqu'à midi, je me lève de peine et misère, j'essai de manger mais rien ne passe, donc je me recouche encore. Je me lève en soirée et ça va mieux. J'ai des doutes, je me demande si j'ai pas la malaria, je check dans mes livres, je fais des recherches sur le net et j'ai 75% des signes et symptômes. Humm, ce n’est pas bon signe... Mais comme je ne fais plus de fièvre, je me dis que ça doit être du à la chaleur et la fatigue. Dimanche, je suis encore fatiguée, mais pas de fièvre et je me sens bien.

Lundi, je vais au bureau comme à tous les matins, mais ça fait 30 minutes que je suis là et j'ai l'impression que je vais m'évanouir. Je ramasse mes affaires, reviens à la maison, cherche les papiers pour les procédures avec les assurances, appelle à Washington pour aviser que je suis malade, que je pense que c'est la malaria, etc. Ensuite mon cuisinier vient me porter à la clinique. Tout ce que je peux vous dire, c'est que même si je suis allée dans une clinique privée, je me suis ennuyée des hôpitaux du Québec !

Je remplie un formulaire, que je comprends pas vraiment, ensuite après quelques minutes d'attente je vois le doc, Wow, j'avais l'impression que c'était le doc des pierre-à-feu qui me faisait un examen ! Il me dit que j'ai la chance de faire mon premier pallu (c'est la même chose que malaria). On me place dans une chambre, on m'explique que je vais recevoir des perfusions et que j'en ai jusqu'à minuit trente, il est 11h du matin. Ouf, je vais rester longtemps là bas. J'ai eu des nausées, étourdissements, etc., le grand jeu quoi ! Une des chose que j'ai trouvé vraiment bizarre c'est que lors des siestes soit de 13h à 15h30, et bien tous le monde partait et je restais toute seule à la clinique. Mardi je retourne pour le 2e journée du traitement, je commence à avoir des rougeurs sur le corps, j'explique ça à l'infirmière mais on me dit que c'est normal, j'ai encore des nausées et je me sens pas bien. Vers 20h, j'appelle l'infirmière chez elle car je ne me sens vraiment pas bien. Elle arrive, je fais de la fièvre, donc on me donne de quoi pour stabiliser mon état, le doc vient faire son tour aussi, et là il me dit que ce que j'ai c'est normal, que les produits sont forts et que c'est le effets secondaires (vous auriez pu me le dire avant, non ?)Mercredi matin, je me lève et j'ai des boutons partout sur le corps, génial je fais une réaction allergique mais à quoi ???? Je retourne à la clinique, pour finir le traitement, je montre les boutons mais personne ne fait rien. Sur l'heure du dîner le doc vient me voir et là il voit le boutons, il me dit que si le benadryl que j'ai pris ne fais pas effet on va me donner de la cortisone. Évidemment, le benadryl n'a eu aucun effet et en plus j'ai recommencé à vomir et à faire de la fièvre. Vraiment j'ai hâte que cette journée finisse, je suis tannée de passer 13 à 14 heures par jour à la clinique et j'ai hâte d'aller mieux. Mais bon la journée finie et je retourne chez moi.

Aujourd'hui nous sommes jeudi, et je continue le traitement mais cette fois-ci c'est des pilules. La réaction allergique est toujours présente et ça me pique à mort. Il faut que je trouve de la calamine, car le benadryl n'agit pas, et pourtant je prends un comprimé au 4 hrs. Au moins je me sens mieux, j'ai réussi à manger un quart d'une demie baguette de pain, c'est mon plus gros repas depuis samedi !

Donc, en résumé, il m'en arrive des choses ! Je pense que je vois vraiment le vrai visage du travail sur le terrain et je suis toujours aussi motivé à continuer.

Bonne semaine à tous

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